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28/05/2013

Ballade au Pays Cathare (3)

Continuons cette ballade à travers l'histoire et plongeons dans cette époque troublée. Imaginez

 

Ancré dans les reliefs des Hautes Corbières, Peyrepertuse émerge à 800 mètres d’altitude au milieu des garrigues et surplombe le petit village de Duilhac. Du haut du promontoire, la vue embrasse le château voisin de Quéribus, distant d’environ 5 kilomètres.

Le site de Peyrepertuse a été occupé à l’époque romaine, dès les débuts du 1er siècle avant J.C.

Faisant partie de la Marche d’Espagne, la première mention du château date de 1020, à une époque où le Pérapertusès était dans la mouvance des comtes catalans de Besalù. Par la suite, Peyrepertuse eut comme suzerain les comtes de Barcelone puis, vers le milieu du XIIème siècle, les rois d’Aragon.

Au cours de la croisade contre les Albigeois, Guillaume de Peyrepertuse, ne voulant pas faire sa soumission, est excommunié en 1224. Après l’échec du siège de Carcassonne, Guillaume se soumet et le château devient possession française en 1240.

En 1258, le Traité de Corbeil allait fixer, pour quatre siècles, la frontière entre la France et l’Aragon : Peyrepertuse devint alors forteresse royale à la limite Sud de la Couronne. A la fin du XIIIème siècle, elle matérialise une place forte dotée d’exceptionnelles défenses.

Pendant l’hiver 1367-1368, Peyrepertuse est le refuge d’Henri de Trastamare, prétendant au royaume de Castille.

Le traité des Pyrénées (1659) en éloignant la frontière à son emplacement actuel, diminua l’importance stratégique de ce château. Toutefois, il conserva une petite garnison jusqu’à la Révolution. En 1950, commencent les premières campagnes de consolidation du monument.


 

Le château de Montségur (Montsegur en occitan), construit en 1206, est un château qualifié de « cathare ». En effet, ce château fut implanté à l'emplacement arasé de l'ancien village fortifié qui constituait, jusqu'au siège de 1244, le lieu de résistance des cathares et des faydits. Les cotes architecturales démontrent que le château actuel fut conçu sur la base de la canne anglaise qui ne fut introduite qu'ultérieurement ce qui prouve que celui-ci a été partiellement reconstruit par la famille du nouveau seigneur des lieux, le Maréchal de la FoiGuy II de Lévis après la reddition cathare de 1244.

 

 

09:31 Écrit par lejardindepatou dans Ballade au pays cathare | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/05/2013

Ballade au Pays Cathare (2)

Précision, ce n'est pas moi qui est écrit les commentaires que vous lirez cette semaine, je ne suis pas savante. Merci au site officiel du Pays Cathare.

 

Les photos, par contre, sont toutes faites avec mon petit numérique , je ne suis pas photographe et cela se voit, lol !

 

C’est sur la commune de Cucugnan, village des Corbières immortalisé par Alphonse Daudet dans le sermon de son célèbre curé, que se dresse le château de Quéribus. Perché sur un étroit piton rocheux, le château émerge et projette sa silhouette massive à 728 mètres d’altitude. Mentionné en 1020, le château de Quéribus fait alors partie du comté de Besalù, puis de Barcelone et entre enfin dans la maison d’Aragon en 1162 en tant que forteresse royale.

Une famille "de Cucugnan", apparaît pour la première fois en 1193. Lors de la croisade contre les albigeois, elle se présente comme l’une des championnes de la cause du Languedoc. Ainsi, avant 1240, Pierre de Cucugnan ravitaille les hérétiques du château de Puylaurens et héberge le faydit Guiraud d’Aniort. En 1240, il rejoint Raymond Trencavel qui fait le siège de Carcassonne. A la suite de l’échec de ce siège, il se soumet à Saint-Louis.

Le château de Quéribus abrite encore des cathares. Le diacre du Razès, Benoît de Termes, s’y réfugie sous l’autorité du chevalier Chabert de Barbaira. Celui-ci est finalement contraint de céder devant Saint-Louis en 1255. Dernier bastion à tomber, onze ans après la chute de Montségur, il devient une pièce maîtresse du dispositif défensif français.

Quéribus est l’un des « cinq fils de Carcassonne »avec Aguilar, Peyrepertuse, Puilaurens et Termes. Sa situation stratégique de premier ordre lui permettait d’exercer une remarquable surveillance sur la plaine roussillonnaise au Sud et de barrer l’entrée du massif des Corbières à l’ennemi.

Il perd son intérêt stratégique en 1659 lors du Traité des Pyrénées qui fixe la frontière avec l’Espagne à son emplacement actuel.

 

 

 

09:16 Écrit par lejardindepatou dans Ballade au pays cathare | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |